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Contrat d’objectifs et de performance 2020-2023 du CODIFAB

Créé le 04/02/2020 - dernière mise à jour le 28/02/2020

Le CODIFAB, les 8 organisations professionnelles et l'Etat signent le nouveau contrat d'objectifs

Pour s’assurer d’une bonne adéquation entre les orientations stratégiques des professions, la mission de service public du CODIFAB et ses règles de fonctionnement interne, le CODIFAB et les organisations professionnnelles signent avec l’Etat  un contrat de performance de quatre années présentant les grands domaines d’actions et évalué au travers d’indicateurs de suivis semestriels.

 

Lire ou télécharger le Contrat d’objectifs et de performance 2020-2023

 

Synthèse du contrat d’objectifs et de performance 2020-2023

Le contrat d’objectifs et de performance du CODIFAB pour la période 2020 – 2023 s’inscrit dans la continuité du précédent signé avec le ministre de l’Industrie, tout en orientant sa stratégie vers les trois thématiques suivantes :

  • « Industrie du Futur : outiller les industries de l’ameublement et du bois »
  • « Transition écologique et énergétique : renforcer l’intégration des industries de l’ameublement et du bois dans l’économie circulaire et responsable »
  • « Observer, améliorer l’offre et accompagner les entreprises sur les marchés domestiques et internationaux »

Thématiques qui s’inscrivent notamment dans le cadre de la loi portant sur l’évolution du logement, de l’aménagement et le numérique ELAN et des objectifs de la règlementation environnementale RE 2020.

Ces axes stratégiques seront gérés selon la norme Iso 9001, version 2015, tant pour la gestion de projet que pour recueillir le retour d’expériences des entreprises.

Afin de s’assurer d’une diffusion optimale de ses projets, le comité s’appuiera sur les Organisations Professionnelles, le CNDB et sur les interprofessions régionales Bois (France Bois Régions). 

Ces thématiques s’adresseront à un tissu de 4200 PME et ETI des secteurs de l’ameublement et du bois dans la construction à travers des projets collectifs, parfois déclinés en actions individualisées.

A – Industrie du Futur : outiller les entreprises

1) Au-delà de la GPAO et de la robotique dont la mise en place est bien avancée, le comité a pris la décision d’accompagner les entreprises dans l’appropriation d’outils de transformation digitale, critique pour la compétitivité des industries de l’ameublement et du bois. Les actions clés suivantes sont notamment prévues :

  • Exploitation des diagnostics Industrie du Futur (portée par l’institut technologique FCBA)
  • Technologies de l’information et communication : BIM, traçabilité…
  • Modélisations informatiques pour prédire les performances des produits et ouvrages bois, sans essais réels
  • Plateformes d’échanges et de partage de connaissances : enrichissement du catalogue bois construction (réalisé avec la DHUP), plateforme collaborative Eurocode 5 pour les entreprises de construction…
  • Fabrication additive, réalité mixte (Utilisation de la technologie hololens qui permet de visualiser au travers de lunettes, les tâches à accomplir).

2) L’Industrie du Futur implique une problématique de recrutement et de montée en compétences à aborder de front dans les années à venir. L’action centrale à ce niveau est la création d’un observatoire de l’emploi qui s’appuiera sur plusieurs outils existants, dont la déclinaison du contrat d’étude prospective sur les métiers en tension, les besoins de la chaîne de valeur (JO 2024...) et l’attractivité des métiers.

B- Transition écologique et énergétique

Acteurs essentiels de cette transition avec un matériau renouvelable et stockant le CO2, les fabricants s’appuieront sur les principes de la responsabilité sociale et environnementale pour répondre à la transition écologique et environnementale :
1) Reconnaissance de la performance environnementale des produits bois. Ce sujet est clé pour réaffirmer et perfectionner les qualités du bois en matière écologique, et continuer de l’inscrire et le promouvoir en réponse aux enjeux à ce niveau.
Quatre actions complémentaires sont prévues :

  • Généralisation de l’outil de personnalisation DE-bois unique en Europe (fiches de données environnementales et sanitaires, analyse du cycle de vie) ;
  • Recherche et innovation dans le domaine des colles « vertes » et la gestion des bâtiments bois en fin de vie, deux thématiques de travail centrales pour améliorer la performance des produits bois ;
  • Formation des entreprises pour le respect de la réglementation environnementale 2020, afin de leur donner les clés de lecture à une bonne intégration de ses exigences (la cible est représentée par les 1000 entreprises de la construction bois) ;
  • Affichage environnemental ameublement pour les appels d’offres, afin d’encourager et mettre en avant les bonnes pratiques environnementales au sein des industries du meuble.

2) Afin de répondre à l’amélioration de la santé, du bien-être et du confort des consommateurs, deux axes seront travaillés en priorité avec là aussi l’objectif de réaffirmer et perfectionner la performance des produits bois et de l’ameublement à ce niveau :

  • Réduction de l’émission de polluants volatils avec une information associée pour les utilisateurs ;
  • Valoriser les atouts du bois « cadre de vie » en s’appuyant sur les recherches menées notamment au Japon.

3) Santé, bien-être et confort des salariés : Dans le cadre de l’usine du futur, il est prévu de poursuivre les études menées en 2018 et 2019 sur ce sujet clé en termes de performance RSE et d’attractivité des métiers pour préparer des actions concrètes dans les années à venir.

4) Traçabilité des produits : Afin d’assurer une transparence complète de la chaîne de traçabilité et pouvoir ainsi réagir en cas de crise (réelle ou potentielle), une étude, suivie de la mise en place d’une plateforme ouverte à l’ensemble des acteurs, seront engagées. Cette démarche s’appuiera vraisemblablement sur la technologie du code-barres.

5) Economie circulaire : Deux actions clés seront notamment menées pour renforcer la prise en compte de l’économie circulaire dans les industries du bois et de l’ameublement :

  • Favoriser la R&D pour développer de nouvelles utilisations des déchets bois en tenant compte des dimensions techniques et règlementaires, favoriser les circuits courts ; ceci sera complété par un parangonnage des dispositifs étrangers notamment allemands et italiens ;
  • Diffuser auprès des entreprises les conclusions en phase avec le plan national de gestion des déchets.

 

 C – Observer et accélérer les marchés et entreprises

Afin de consolider et renforcer la position des entreprises sur leurs marchés tout en leur permettant d’en capter de nouveaux, trois actions clés sont prévues pour une meilleure connaissance des besoins des clients, une sécurisation renforcée des produits et un marketing facilité :
1) A travers la mise en place d’un observatoire des usages sur la partie bois et les données fournies par la veille économique mutualisée (première filière à disposer d’un outil complet emplois-ressources), permettre aux entreprises de se positionner sur les marchés porteurs ;

2) Tant dans le domaine de la construction bois que de l’ameublement, il est essentiel de créer et fabriquer des produits que le consommateur ou l’utilisateur reconnaîtra comme « sûrs » : le bureau de normalisation du bois et de l’ameublement ainsi que les études menées  conjointement avec la DHUP participeront à cette amélioration de l’offre.

3)  Afin de répondre aux attentes de la demande française et internationale, un accompagnement des entreprises sera réalisé au travers d’outils opérationnels (accélérateur BPI – primo-exportateurs – incubateur Via…) conjugués avec des outils financiers (Fonds Bois, Ifcic…) pour permettre aux entreprises de développer leurs marchés interne et externe.

 

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