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Salubrité des Planchers Intermédiaires

Créé le 10/02/2021 - dernière mise à jour le 12/02/2021

Cette étude, réalisée par le FCBA et financée par le CODIFAB, a pour but de clarifier les prescriptions techniques pour la conception de planchers intermédiaires en bois
Figure 23 : Conception type d’un plancher bois avec solivage (extrait du rapport d'étude, FCBA, 2020)

Le domaine d’application du DTU 51.3 en vigueur est très large et couvre aussi bien les planchers porteurs sur solivage que les planchers sur lambourdes ou de doublage mis en œuvre sur un support en béton. Pour les planchers sur solivage uniquement, lorsqu’il ne s’agit pas de planchers bas sur vide sanitaire, les sources d’humidification potentielles sont donc très éloignées.

La présente étude, réalisé par FCBA et financé par le CODIFAB, a permis de montrer que dans le cas des planchers sur solivage (hors planchers bas sur vide sanitaire), comme mentionné dans le DTU 51.3 : « aucune humidification n’est à craindre ». La sous-face des panneaux composant ces planchers peut donc ne pas être aérée au sens du DTU 51.3, quel que soit le revêtement de sol utilisé et quel que soit le type de local au-dessus ou sous le plancher, tant qu’il s’agit de locaux chauffés à faible ou moyenne hygrométrie.

Le cas des locaux potentiellement non chauffés en période hivernale a également été abordé dans la présente étude.

Ces conclusions sont également valables pour les planchers à base de panneaux CLT, car leur capacité hygroscopique beaucoup plus importante que les panneaux de faible épaisseur, dans des conditions équivalentes est beaucoup plus favorable.

 

Objectif et contexte

Pour la conception de nombreuses configurations de planchers intermédiaires en bois, il existe une incohérence technique entre les différentes Règles de l'Art.

Il y a d'une part les prescriptions du DTU 51.3 (annexe B du CCT), qui dans les pièces sèches, dès que les sous-faces ne sont pas aérées sur l’intérieur exigent la mise en œuvre exclusive de revêtements de sols respirants (parquets et sols textiles) ce qui exclut donc les PVC, carrelages,… et dans le cas des pièces humides, l’aération de la sous-face est obligatoire dans tous les cas.

D'autre part, les exigences réglementaires relatives à la Sécurité Incendie et à la performance acoustique des parois conduisent à la mise en œuvre de plafonds fermés constituant des écrans empêchant toute ventilation de la sous-face du panneau de plancher sur l'intérieur.

En plus de ce premier niveau d'incohérence, le NF DTU 31.2, dans lequel est abordé la mise en œuvre de barrière à la diffusion de vapeur d'eau en plancher intermédiaire indique que pour un plancher entre deux locaux :

  • Une barrière à la diffusion de vapeur d’eau n'est pas nécessaire entre deux pièces chauffées en permanence au sein d’une même unité de vie.
  • Elle est indispensable entre un local chauffé en permanence et un local non chauffé. Elle est indispensable dans le cas de séparatif entre deux unités de vie ; il est alors à poser des deux côtés de la paroi.
  • Entre un local chauffé en permanence et un local chauffé par intermittence ou entre 2 locaux à destinations différentes, il faut s'adapter au cas par cas.

La présente étude a pour but de clarifier les prescriptions sur ce sujet : mise en œuvre ou non d'un pare-vapeur, nécessité ou non de ventiler la sous-face, et cela en fonction du type de local présent de part et d'autre du plancher.

 
A télécharger

Le résumé (FCBA, 2 pages) 

La synthèse (FCBA, 9 pages)

Le rapport complet (FCBA, 46 pages, décembre 2020)